Partir ou le courage de s’écouter, de foncer, de se libérer.

Vol Mexique - Paris Mexico City

J’ai choisi d’annoncer mon départ le plus tard possible. C’est comme si je voulais garder ce projet dans une bulle protectrice et surtout ne pas avoir à expliquer pourquoi. Pourquoi partir.

Pourquoi ? « Je ne sais pas »

Pourquoi tu pars ? Pourquoi le Mexique ? Pour combien de temps ? Qu’est-ce que tu vas faire là-bas ? Tu vas retrouver des gens ? Tu vas où exactement ? A toutes ces questions la réponse est : « je ne sais pas », ce que je vais y trouver et je n’ai aucune attente. Aussi étrange que cela puisse paraître à certain : « Je ne sais pas » est une réponse valable. Elle est celle qui est guidée par l’instinct, l’intuition. C’est accepter d’aller là où notre coeur nous guide. Ceux qui l’ont vécu vous le dirons les « je ne sais pas mais j’y vais, parce qu’en fait je sais » sont les plus grands rendez-vous que l’on peut s’offrir avec soi-même. Suivre sa lumière et ne pas savoir est essentiel car c’est VIVRE.

Direction le Mexique

Pour le choix du Mexique (je ne parle même pas espagnol 😂) c’est un concours de plusieurs circonstances, rencontres et de dizaines de signaux de l’univers ces derniers mois. Ça devenait tellement énorme que je ne pouvais plus reculer. La vie est une expérience et nous n’avons qu’un seul round (en tout cas avec celle ici). Alors j’ai décidé de m’écouter et d’essayer cette fois de la vivre à fond en partant pour cette aventure totalement inconnue.

Sortir de sa zone de confort et affronter la peur de l’ailleurs pour c’est semer la graine d’un meilleur lendemain.

Je stagnais depuis quelques années à Paris. Comme-ci l’air que je respirais dans cette ville où je suis née n’était plus suffisant.
Je me souviens de ce coup de téléphone à ma mère en août 2019. J’étais dans le sud, maman était en Grèce. Je traversais l’un de mes plus gros chagrins d’amour. Une claque violente que je n’avais pas vu venir. Couplée à une phase de mutation intense de la personne que j’étais, enclenchée quelques mois auparavant. Je me revois complétement sous l’emprise de mes émotions lui dire : « ça fait longtemps que je te le dis mais là ça y est c’est fini, je crois vraiment que je ne ferai pas ma rentrée à Paris. J’ai besoin d’autre chose, d’un nouvel air, d’autres gens, d’une autre culture… ». Puis ma vie a eu de nouveaux projets avec Paris : je me suis mise à enseigner le yoga et j’ai entamé l’écriture de mon livre sur le yoga Kundalini (qui est sorti en octobre 2020).
Très vite, le Covid est arrivé en 2020, faisant remonter tellement (trop) d’émotions en moi. Puis, tout d’un coup, les peurs ont disparu ! Comme-ci il avait fallu cet immense remue-ménage intérieur pour laisser place à l’élan.

Trouver l’élan

L’élan : de lâcher ce que j’ai ici sans projet concret ; de prendre ainsi mon destin en main tout en disant bonjour à l’inconnu ; d’un nouveau « voyage » dans le grand voyage qu’est déjà la vie ; d’ouvrir un nouveau chapitre pour démarrer 2021 ; de partir sans se retourner, vers un ailleurs plein de promesses et de mystères. Juste pour aller voir comment ça se passe ailleurs quelque semaines, mois, ou peut-être plus ou encore partir pour mieux revenir ? Tout ce que je sais à l’heure actuelle : c’est que je ne sais pas, on verra bien…

Mais je sais que la vie m’a déjà prouvé que bien souvent on pense que l’on ne sait pas, alors qu’au fond, inconsciemment on sait très bien pourquoi. Suivre son intuition, écouter son cœur et le reste suivra.

2 Commentaires

  1. GO GO GO dit : Répondre

    Je suis partie vivre à Mexico à 19 ans avec pour objectif de faire des études mais je ne savais pas ou j’allais vivre, quel cursus j’allais faire, avec qui j’allais vivre, la seule chose que je savais est qu’il fallait que je partes.
    Je suis avec vous avec le cœur et comprend tellement votre choix.

    1. Ombeline dit : Répondre

      Partir dès 19 ans je trouve cela encore plus fascinant ! Merci pour vos mots Virginie !

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